Le Centre lassalien : un actif pour la persévérance scolaire dans Saint-Michel

Le Centre lasallien poursuit depuis plus de 10 ans une mission de soutien à l’éducation et d’animation culturelle et sportive pour resserrer les mailles du tissu social. Il accompagne les jeunes du quartier Saint-Michel afin d’augmenter leur chance de réussite sociale et scolaire à l’aide de différents programmes d’activités.

Contribuer à la persévérance scolaire par le soutien scolaire et le soutien aux raccrocheurs
Hadja, une habituée du Centre qui termine son secondaire 5 à l’école voisine Louis-Joseph Papineau dans le volet enrichi y trouve doublement son compte : « J’ai toujours voulu avoir de bonnes notes à l’école et le Centre m’aide à m’organiser. Quand j’arrive ici, je suis motivée à bien faire mes devoirs sans perdre de temps, car j’ai aussi le goût de participer ensuite à plein d’activités. J’adore faire de la cuisine ou de l’art plastique, ainsi que jouer à des jeux de société. Ça m’aide beaucoup, car ça fait baisser mon stress. »

Programme des raccrocheurs

Passionnée des mathématiques et bachelière en biologie, pédagogue dans l’âme et dans la pratique de l’enseignement personnalisé depuis une trentaine d’années, France s’est jointe au Centre il y a six ans. « La perspective de pouvoir aider des jeunes non seulement en soutien scolaire après l’école, mais aussi dans la poursuite de leur parcours académique grâce à un programme comme celui des raccrocheurs m’a interpellé. Lorsque j’ai commencé, les élèves qui avaient besoin d’un accompagnement dans leur apprentissage des mathématiques étaient souvent des jeunes qui avaient des problèmes de comportements, ce que les écoles ont appris à mieux gérer avec l’aide de ressources spécialisées. Puis, les besoins ont changé : les troubles anxieux et la difficulté à évoluer dans le milieu scolaire sont devenus les principaux freins à l’apprentissage pour cette clientèle. »

France
France – enseignante

Créer les conditions pour rebâtir la confiance
Hervé est l’un de ces jeunes qui ne trouvaient plus sa place dans le système scolaire conventionnel. Il avait totalement perdu confiance en ses moyens : «Avant d’arriver au Centre, je n’arrivais plus à faire des liens. Je venais de vivre une rentrée administrative éprouvante dans une nouvelle école secondaire qui devait pourtant me permettre de raccrocher. C’est tout le contraire qui s’est produit, j’ai vécu une crise de panique.»

Hervé raccrocheur
Hervé – programme de raccrocheurs

Heureusement, le personnel de l’école en question comprend bien comment la santé mentale constitue un facteur important de réussite. Après avoir pris connaissance de la situation d’Hervé, on l’a dirigé vers le Centre lasallien où il s’est tout de suite senti mieux : « C’était à 180 o de ce que j’avais vécu avant. Tout m’apparaissait plus simple, plus vrai. Ambiance calme. Tout le monde est ouvert, pas d’agitation, pas de pression, pas d’avertissements qui intimident. Là, j’ai rencontré Louis-André, qui m’a expliqué le fonctionnement du programme. J’ai tenté le coup et c’est la meilleure chose qui pouvait m’arriver. » Pour Louis-André, coordonnateur du soutien aux raccrocheurs, il s’agit de proposer un espace qui donne un sentiment de liberté tout en étant structurant. De créer les bonnes conditions. Il cite Daniel Pennac dans Chagrin d’école : « Nos “mauvais élèves” (élèves réputés sans devenir)

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