Concours littéraire du Centre lasallien – Première plume – Laurie – École Louis-Joseph-Papineau – secondaire 1,2,3

C’est avec émotion que vendredi 30 avril, nous avons remis les prix aux quatre lauréats du concours littéraire du Centre lasallien – Première plume, en présence de Hassoun Camara le porte parole de la première édition, Paul Evra, Directeur du Centre lasallien, Monsieur Josué Corvil, Conseiller de ville. District Saint-Michel et les 3 membres du jury (Anie Samson, Pierre Ménard et Édouard Bergeron).

Avec plus de 100 textes reçus, des pépites littéraires, le choix fut difficile, mais quatre textes se sont démarqués, nous vous les présentons ici.

Texte de Laurie – École Louis-Joseph-Papineau – secondaire 1,2,3

Laurie – École Louis-Joseph-Papineau

Une chance en amour

« C’était une rentrée scolaire comme les autres. Après deux longs mois de vacances, de plaisir et d’aventures incroyables, certains élèves étaient heureux de revoir leurs amis et leurs professeurs préférés. Mais la plupart ne semblaient pas rassasiées de ces quelques mois de détente et d’autres n’étaient tout simplement pas enjoués à l’idée de recommencer les cours lamentablement longs et ennuyeux. Or moi, je stressais, non pas à cause des cours qui reprenaient, mais à cause de lui…2 mois plus tôt… Comme tous les étés, généralement, c’est la période où les jeunes occupent de petits boulots pour faire le plein de leur tirelire. Moi, je travaillais dans une petite librairie que possédait ma tante. C’était un coin de lecture bien convivial où se côtoyaient tant des lecteurs passionnés et aguerris que de simples passants curieux. À la longue, ce n’est pas l’ouvrage qui manquait. C’est dans ces circonstances que la veille de la fête de la Saint-Jean-Baptiste ma tante m’annonça que j’aurais un nouveau collègue pour m’aider à acquitter les tâches quotidiennes qu’elle m’avait attitrée. Quel fût mon ravissement de savoir que j’aurais enfin un peu d’aide! Le lendemain, je fis donc la connaissance de mon fameux acolyte. Quel fut alors mon enchantement de constater que c’était lui, Mathieu Tremblay (nom d’emprunt), mon tout premier amour de secondaire I! J’étais particulièrement heureuse de savoir que désormais je passerais un peu plus de temps avec lui, mais d’un autre côté j’étais aussi triste, car il avait déjà, semble-t-il, une petite-amie, d’après ce que mes amies me disaient. Le temps passa et cela fit un mois que Mathieu et moi travaillions ensemble. J’eus l’impression qu’on s’était vraiment rapprochés en si peu de temps. J’ai même appris qu’il vivait avec ses grands-parents parce que ses parents étaient partis pour un long séjour à l’étranger. Puis, un beau jour, il me confessa qu’il avait rompu avec sa petite amie à cause d’un manque de compatibilité. Elle ne lui laissait, selon ses dires, pas suffisamment d’espace et elle ne supportait pas qu’il fréquente d’autres personnes qu’elle. Je me permis de lui dire que je trouvais que c’était une relation toxique et qu’il avait bien fait de rompre. Ce à quoi il répondit qu’effectivement et que malgré le fait que des fois on aime une personne du plus profond de notre cœur, parfois on est obligé de la laisser aller en raison d’abords non acceptables. L’amour ne doit pas rendre aveugle, résuma-t-il. Je le trouvai si mature. Avec le temps, j’avais vraiment appris à le connaître et je trouvais que c’était un garçon formidable. Je l’aimais vraiment beaucoup. Était-ce mon amour pour lui qui se confirmait? J’oserais dire que oui. La veille de la rentrée scolaire, c’était notre dernière journée de travail dans la bibliothèque. On finissait toujours vers 18 h d’habitude. Mais cette journée-là, ma tante nous donna congé un peu plus tôt. On en profita pour célébrer ensemble la fin des vacances estivales en allant déguster une bonne pizza. Sur la route, j’avais cette voix dans ma tête qui me disait de lui avouer une bonne fois pour toutes mes sentiments refoulés et d’ainsi tenter ma chance avec lui. Perdue dans mes pensées, je ne remarquai pas tout de suite la main qui se glissa entre mes doigts, mais je finis par ressentir le mystérieux contact du corps étranger. Surprise, je ne sus pas trop comment réagir. Par réflexe, je l’enlevai subitement. Déçue par ma réaction soudaine et non élégante, j’eus peur qu’il prenne ça comme un désaveu à son égard, raison pour laquelle je m’empressai de manière irréfléchie de lui avouer tous mes sentiments. Comme si je n’avais plus aucun contrôle de ma propre bouche, des sons sont sortis pour former des mots. Juxtaposés, ils ont su miraculeusement donné des phrases, énonçant tout ce que j’éprouvais pour lui. Une fois les révélations faites, je fus prise de honte. Je suis vite partie sans rien dire de plus. Arrivée chez moi, je n’avais reçu aucun message, aucun appel, et encore moins aucune visite de Mathieu. Je me questionnais beaucoup. Éprouvait-il aussi quelque chose pour moi? Pourquoi m’avait-il pris la main sur la route? À quoi je pensais quand je lui ai divulgué tout mon charabia? Bref, savoir que le lendemain je le reverrais à l’école me donnait la boule au ventre. Je voulais lui envoyer un message lui disant que tout ce que je lui avais mentionné était complètement faux et de faire comme si de rien n’était. Mais je me suis faite à l’idée que c’était vraiment stupide de faire cela, et que lui-même n’était pas assez stupide pour me croire. J’ai finalement décidé de ne rien faire, de laisser passer, et de me résigner à devoir affronter le retour à l’école avec un certain aplomb. Fatiguée par tout ce qui venait de se passer, je m’endormis profondément. Et si jamais l’école pouvait être en ligne… comme ça je n’aurais pas à le confronter aussi vite, me permis-je de rêver. Mon Dieu que ça serait parfait…  »

Paul Evra, Édouard Bergeron, Hassoun Camara , Anie Samson, Pierre Ménard et Josué Corvil
Saisir sa chance – Hassoun Camara

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